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Pourquoi nos chères têtes blondes iront faire leurs études à Paris

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Et j’en reviens à ce fiasco que fut le dossier d’IDEX  proposé par les deux régions Bretagne et PdL car j’en apprends tous les jours des « bonnes » et le constat du CESER de bretagne quand aux causes de cet échec est sans équivoque.

Le projet de campus proposé par les deux régions donc, appelé IC Ouest, a été rejeté parce qu’il n’a pas convaincu le jury essentiellement sur l’un des 4 critères de « notation » à savoir la gouvernance! C’est ce que l’on apprend en lisant un compte rendu du CESER de Bretagne publié en mars 2012.

Le jury n’a pas cru, qu’on puisse faire fonctionner (« gouverner ») du jour un lendemain un campus qui jusqu’ici avait toujours été constitué de deux regroupements totalement indépendants, voire concurrents l’un de l’autre (l’UEB et l’UNAM). A noter que Brest faisait aussi partie de cet IC Ouest ; lorsqu’on sait que Brest est à 5h30 de train de Nantes on peut comprendre le Jury!

Le CESER de l’UEB qui fait ce constat précise aussi, et ce point est primordial, que les dossiers similaires qui ont été retenus sont le fait de campus qui avaient fusionné AVANT de faire candidature en tant qu’IDEX!

On comprend évidemment que les campus de Rennes et Nantes «jouant» chacun dans des régions administratives différentes n’avaient aucune raison, et surtout aucune incitation de la part des politiques pour fusionner tant que chacun des campus se considérait comme le centre du monde dans son propre périmètre administratif!

Quand il aurait fallu fusionner, c’était trop tard, le projet de gouvernance bâti pour la circonstance n’a convaincu personne. Et pour cause! Il suffit de regarder les piètres avancées faites par la coopération Nantes-Rennes ou les coopérations inter-régionales dont M. Auxiette nous vante les (hypothétiques) mérites pour s’en convaincre.

A contrario, au sein d’une même région, à l’abri du mensonge éhonté que constituent cette soi-disant collaboration Nantes Rennes et ces soi-disant coopérations interrégionales renforcées, toute la Bretagne aurait vu son intérêt à construire un projet commun de Campus entre Nantes et Rennes. Les universitaires d’abord parce qu’ils savent que la recherche et la notoriété nécessitent de plus en plus des moyens financiers colossaux. Les acteurs politiques ensuite parce qu’ils auraient pu mettre cette réussite à leur crédit.  Sans avoir à mettre en place des coopérations chimériques, les deux campus se seraient associés rapidement et comme d’autres campus l’ont fait, ceux de Rennes et Nantes auraient fusionné avant de présenter leur projet d’IDEX.

Le résultat des courses aujourd’hui est simple, ce découpage administratif aberrant a une fois de plus affaibli tout l’ouest de la France puisque les pôles d’excellence universitaires de demain ont déserté toute cette partie du pays. Les Manceaux s’en remettront probablement puisque Saclay n’est qu’à une portée de TGV de leur ville. Mais où donc iront les futurs petits génies bretons ? Une fois de plus, c’est toute la Bretagne, Brest comme Rennes, comme Nantes, qui paie les pots cassés du découpage administratif actuel.

 

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